Une reprise réussie se voit à un signe simple : le premier bulletin établi par le nouveau prestataire ne surprend personne. Les salaires sont les mêmes, les cumuls annuels se suivent, la DSN passe sans anomalie. Pour en arriver là, il faut reprendre l'existant avant de produire quoi que ce soit, et vérifier ce qui a été fait au lieu de le recopier.
Les situations les plus fréquentes
- La paie était tenue en interne et la personne qui s'en chargeait part en retraite ou change de poste.
- L'expert-comptable de l'office cesse de faire la paie, ou l'office veut séparer les deux missions.
- Le prestataire actuel applique mal la convention du notariat ou les cotisations de la CRPCEN.
- L'office est cédé, regroupé avec un autre ou mis en société, et la paie doit suivre le nouveau titulaire.
Les pièces à réunir
| Pièce | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Bulletins de l'année en cours et de décembre précédent | Cumuls, treizième mois, compteurs |
| DSN déposées et derniers comptes rendus | Ce qui a été déclaré, anomalies en suspens |
| Contrats de travail et avenants | Classification, durée du travail, rémunération variable |
| Date de recrutement de chaque salarié dans le notariat | Régime de retraite applicable |
| Accords et décisions de l'office | Forfaits, intéressement, usages, titres-restaurant |
| Notification du taux accident du travail | Taux à appliquer, à vérifier chaque année |
| Contrats de prévoyance et de santé, dispenses signées | Taux, répartition, justification des dispenses |
| Compteurs de congés et de repos | Soldes à reprendre sans perte ni doublon |
| Arrêts de travail en cours et subrogation | Indemnités attendues, régularisations à venir |
Le point qui ne pardonne pas : la situation CRPCEN de chaque salarié
Depuis le 1er septembre 2023, le régime vieillesse de la CRPCEN est fermé aux clercs et employés nouvellement recrutés. Ceux-ci restent affiliés à la caisse pour la maladie, la maternité, l'invalidité et le décès, mais leur retraite relève du régime général et de l'Agirc-Arrco. Ceux qui étaient recrutés avant cette date gardent la cotisation vieillesse de la caisse, à 13,03 % pour la part salariale et 16,91 % (au 1er novembre 2026) pour la part patronale, à condition d'être restés affiliés sans interruption.
À la reprise, nous établissons cette situation pour chaque salarié, pièces à l'appui. Le cas d'un clerc qui a changé d'office après la réforme mérite une attention particulière : le texte ne définit pas la notion de recrutement, et la question de la continuité d'affiliation se vérifie avant de paramétrer son bulletin. Pour le détail, voir notre page sur les salariés embauchés depuis la réforme.
Le déroulé de la reprise
- L'inventaire. Vous déposez les pièces dans l'espace client ; nous vous signalons celles qui manquent.
- Le contrôle de l'existant. Classification et minimum de chaque salarié, cotisations CRPCEN, prévoyance et santé de branche, treizième mois, cumuls. Les écarts sont notés, pas encore corrigés.
- Le paramétrage. Le dossier est créé chez nous avec les cumuls repris et les taux vérifiés. Les délégations nécessaires sur net-entreprises sont mises en place avec vous.
- Le mois en parallèle. Le premier mois, nous établissons les bulletins à partir des mêmes variables que l'ancien système et comparons les résultats ligne par ligne. Tout écart est expliqué.
- La bascule. Le mois suivant, nos bulletins et notre DSN deviennent les seuls. Le compte rendu de reprise vous est remis par écrit.
Ce que contient le compte rendu de reprise. La situation de chaque salarié (classification, régime de retraite, garanties), les écarts relevés avec leur période et leur montant estimé, et ce que nous recommandons de corriger. C'est aussi un état des lieux utile en cas de cession de l'office.
Ce que l'office doit prévoir
Une reprise demande un peu de disponibilité côté office : retrouver les contrats anciens, confirmer une date d'embauche, valider le mois en parallèle. Nous regroupons nos questions pour vous éviter des allers-retours. L'ancien prestataire, lui, doit être informé dans les délais de votre contrat avec lui, pour que la dernière DSN qu'il dépose et la première que nous déposons se suivent sans trou ni doublon.
À l'inverse, si un jour l'office choisit un autre prestataire que nous, le dossier lui est remis complet, dans le même état que celui que nous attendons en arrivant.
Questions fréquentes
Oui. Les cumuls de l'année se reprennent à partir des bulletins et des DSN déjà déposées, et le salarié ne voit aucune différence sur ses montants annuels. Le début d'un mois civil reste le moment le plus simple pour basculer.
Oui, dans les formes prévues par votre contrat avec lui. Nous vous indiquons la liste des pièces à lui demander. Les documents de votre dossier vous appartiennent : bulletins, déclarations, journaux et contrats doivent vous être restitués.
Nous les chiffrons et vous les présentons par écrit, avec ce qui doit être corrigé et ce qui peut l'être. La décision vous appartient. La correction elle-même suit la méthode décrite sur notre page consacrée à la correction des bulletins.
La reprise demande un travail d'analyse qui ne se répète pas les mois suivants. Elle est donc prévue dans la proposition écrite que nous vous adressons après la demande de contact, distinctement du prix mensuel.
À lire aussi
- L'externalisation de la paie de l'office
- Corriger les bulletins et les DSN
- L'audit social de l'office
- Cession d'office : le sort des salariés
- Les cotisations CRPCEN sur le bulletin
Parlons de votre office
Dites-nous votre effectif, qui établit la paie aujourd'hui et ce que vous souhaitez confier. Nous revenons vers vous avec une proposition écrite.
Les montants, taux et seuils cités sur cette page proviennent de la fiche des barèmes, datée et sourcée ligne par ligne. Cette page est une information générale : elle ne remplace pas l'examen de la situation de votre office.
